// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
"Si on veut que la police soit efficace, il faut lui donner des moyens", insiste Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale
Vice-président LR de la région Île-de-France, l'ancien policier revient sur franceinfo sur les violences qui ont émaillé la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre.
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
"Si on veut que la police soit efficace, il faut lui donner des moyens", insiste lundi 19 octobre sur franceinfo Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, également vice-président LR de la région Île-de-France, après les violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre contre la vie chère ce week-end. "Si on veut que le renseignement soit efficace, il faut lui donner des moyens", ajoute-t-il également. "Là, les moyens ont péché", déplore Frédéric Péchenard.
Les maires de Paris et de Marseille, très critiques de la "doctrine du maintien de l'ordre" lors de la mobilisation du 17 octobre, fustigent "une forme de pourrissement du mouvement social"
Les nombreux pillages de magasins survenus ce week-end sont "un aveu d'échec du ministère de l'Intérieur", estime-t-il. "J'habite à Paris, j'ai vu ce qui s'est passé ce week-end (...), les casseurs étaient les rois dans les rues de Paris", regrette l'ancien directeur général de la police nationale. Une situation qui a pu se produire, selon lui, à cause d'''un trou dans le renseignement". "Si on essaie de réfléchir à comment c'est possible, on voit bien que le trou a été le renseignement", dit-il.
Le vice-président LR de la région Île-de-France soutient, par ailleurs, la proposition du président de son parti d'instaurer l'état d'urgence : "Je crois que Bruno Retailleau a raison", estime-t-il. Cette mesure permettrait au ministre de l'Intérieur et aux préfets d'avoir des "pouvoirs un peu plus importants", notamment d'interdire les déplacements et les manifestations. "Je pense que décréter l'état d'urgence, même pour quelques jours, ça montre que l'État prend en compte ce qui s'est passé", insiste l'élu.
🔴 La nasse, technique dangereuse ? ➡️ "Je ne suis pas favorable […] si vous lancez une charge, il faut que cette charge se fasse avec, derrière, un endroit pour s’enfuir et la nasse interdit aux gens de partir", dit Frédéric Péchenard, ancien dir. gén de la Police nationale https://t.co/GmTfBzUL8d
En revanche, interrogé sur le maintien de l'ordre, Frédéric Péchenard n'est "pas favorable" aux systèmes de nasse, une technique d'encerclement utilisée par les forces de l'ordre pour confiner les manifestants dans un périmètre restreint. "C'est un problème et ça mériterait d'être réfléchi. Je comprends bien l'intérêt que ça peut avoir, mais à titre personnel, je n'y suis pas très favorable parce que des gens, qui veulent rentrer chez eux, se retrouvent nassés et ne peuvent pas le faire", explique-t-il.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Manifestations du 17 octobre : des commissariats saturés à Paris, des avocats critiquent "des traitements dégradants" en garde à vue