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Être entouré toute la journée et se sentir seul : pourquoi la solitude n'a presque rien à voir avec le nombre de gens autour de vous
« La solitude ne vient pas du fait de n’avoir personne autour de soi, mais de l’incapacité à communiquer ce qui nous semble important. » Cette célèbre phrase, c’est celle du psychiatre Carl Jung. Elle date de 1957. Et les recherches menées ces dernières années dans le domaine de la psychologie semblent confirmer sa validité.
[EN VIDÉO] Dans cette vidéo, Virginie Lacombe, muséographe et chef de projet à la Cité des Sciences et de l’Industrie, nous détaille les différences entre ces trois disciplines appelées à traiter les troubles mentaux.
On l'a tous constaté, comme Carl Jung en 1957 : on peut avoir des amis, être entouré, et malgré tout se sentir seul. Inversement, on peut vivre relativement seul et ne pas éprouver de solitude. Ce paradoxe a fait l'objet de nombreuses études de psychologie. Elles soulignent que l'isolement social et la solitude ne sont en effet pas forcément corrélés.
Car oui, la solitude se mesure ! La UCLA Loneliness Scale, très utilisée par les chercheurs, est un test composé de 20 questions visant à évaluer l'expérience subjective de la solitude et de l'isolement. Idem pour la De Jong Gierveld Loneliness Scale, une mesure qui sépare la solitude émotionnelle (manque de relations intimes) de la solitude sociale (manque de réseau d'amis).
Dans l'ouvrage Personal Relationships in Disorder (Academic Press, 1981), les chercheurs Daniel Perlman et Letitia Anne Peplau les ont utilisés pour définir la solitude comme une discordance entre les relations sociales réellement vécues et celles que la personne souhaite ou estime nécessaires.
Et si être seul était bon pour vous ? Une étude remet en question les idées reçues
En 2008, une équipe américaine s'est penchée sur la taille du réseau social, mais aussi la qualité subjective des relations de 225 personnes de plus de 50 ans. Leurs résultats, publiés dans Journal of Gerontology, montrent que les caractéristiques structurelles du réseau passent notamment par la manière dont les relations sont perçues pour être associées au sentiment de solitude. Ainsi, avoir des relations n'est pas nécessairement la même chose que se sentir relié.
Ce qui compte finalement, ce n'est pas tant le nombre d'amis ou de relations, que l'écart entre celles que l'on a et celles dont on estime avoir vraiment besoin. À méditer...
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