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REPORTAGE. "Ça fait peur", "c'est triste" : à Paris, l'inquiétude des touristes après les violences en marge de la mobilisation du 17 octobre
Vitrines brisées, poubelles brûlées… Entre inquiétude, incompréhension et regard parfois plus nuancé, les touristes qui sont venus en vacances à Paris livrent leurs impressions sur les événements survenus dans la capitale.
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Les images de violences en France et particulièrement à Paris, survenues le week-end des 17 et 18 octobre en marge de la mobilisation contre la vie chère, ont fait le tour du monde. "La France brûle", a déclaré Donald Trump. La Chine a même appelé ses ressortissants en France en ce moment à "renforcer leurs mesures de sécurité". Mais qu'en pensent les touristes à Paris en ce moment ?
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En passant devant l'église de la Madeleine dans les beaux quartiers de Paris, lundi 19 octobre, Yara, qui vient de Beyrouth, au Liban, prend en photo des vélos et une poubelle brûlée. "Ce sont des signes de guerre", s'attriste-t-elle. La guerre qu'elle connaît dans son pays. Elle se serait donc bien passée de ces détonations, de ces fumées, de ces uniformes dans la ville qu'elle visite pour ses vacances : "Ça fait peur. Espérons que ça s'arrête là". Parce qu'elle est là une semaine encore et elle sait que les gilets jaunes appellent à un "acte II". "On a peur pour ce samedi, confie Yara, qui prévoit de rester "à la maison, en sécurité".
Derrière nous, deux Américaines prennent en photo la vitrine d'un magasin de luxe caillassé. Une mère et sa fille, qui sont venues à Paris pour une grande occasion : le concert de Céline Dion. Mais elles ont aussi assisté à un spectacle bien plus triste. "On voit les destructions, ces magasins détruits, les commerçants souffrir. Les Français savent se rebeller et protester, je dois le reconnaître. Il y a une culture de cela et je les applaudis. Mais les bâtiments ont triste mine et les destructions, c'est triste."
Étrange atmosphère, mais elles ne pensent pas du tout que le pays est "en feu", comme le dit leur président. Elles reviendront bien volontiers à Paris.
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