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Alzheimer : cette version d’un gène triple le risque, les graisses du cerveau pourraient expliquer pourquoi
L'accumulation de protéines toxiques dans le cerveau des malades d'Alzheimer commence une vingtaine d'années avant les premiers symptômes. Restait à comprendre ce qui l'amorce. Une équipe japonaise pense avoir identifié le point de départ : une sorte de germe sur lequel les protéines viennent s'agréger.... Lire la suite
Dans un récent rapport publié dans la prestigieuse revue The Lancet, des scientifiques reviennent sur les preuves selon lesquelles la maladie d’Alzheimer pourrait se transmettre par les transfusions sanguines.... Lire la suite
Une étude révèle comment APOE4, une version d’un gène associée à un risque accru d’Alzheimer, dérègle la gestion des graisses dans certaines cellules cérébrales. Corriger ce mécanisme a amélioré la gaine protectrice des neurones en laboratoire et chez la souris.
[EN VIDÉO] La maladie d’Alzheimer attaque progressivement les neurones, provoquant tout d’abord des troubles de la mémoire jusqu’à la perte des fonctions autonomes puis la mort. Des chercheurs de l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne), en Suisse, ont développé une capsule qui pourrait protéger les neurones et enrayer la maladie. Voici son fonctionnement présenté en vidéo.
Pourquoi une différence dans notre ADN peut-elle rendre le cerveau plus vulnérable à Alzheimer ? Une nouvelle étude apporte une pièce au puzzle, en s'intéressant aux cellules qui entourent les fibres nerveuses. Publiés le 15 octobre 2026 dans Cell Stem Cell, ces travaux dirigés par une équipe du MIT portent sur APOE4, une version du gène APOE, principal facteur de risque génétique de la maladie d'Alzheimer à début tardif.
Posséder une copie d'APOE4 est associé à un risque d'Alzheimer environ trois fois plus élevé qu'avec deux copies d'APOE3, la version la plus courante du gène. Ce chiffre varie selon les populations et ne signifie pas que la maladie se développera forcément.
Le gène APOE intervient dans la gestion des lipides, les matières grasses de l'organisme. Dans le cerveau, celles-ci sont notamment indispensables à la fabrication de la myéline, la gaine isolante qui enveloppe les fibres nerveuses. Elle facilite la transmission des messages électriques, un peu comme l'isolant autour d'un câble.
L'accumulation de protéines toxiques dans le cerveau des malades d'Alzheimer commence une vingtaine d'années avant les premiers symptômes. Restait à comprendre ce qui l'amorce. Une équipe japonaise pense avoir identifié le point de départ : une sorte de germe sur lequel les protéines viennent s'agréger.... Lire la suite
Sa production repose sur des cellules spécialisées : les oligodendrocytes. En 2022, dans Nature, la même équipe avait montré qu'APOE4 perturbait leur gestion du cholestérol : celui-ci s'accumulait anormalement dans les cellules tandis que la formation de myéline diminuait. Restait à comprendre pourquoi.
Pour identifier les rouages du problème, les scientifiques ont obtenu ces cellules en laboratoire à partir de cellules souches humaines. Grâce à CRISPR, un outil d'édition génétique, ils ont désactivé les gènes un par un pour repérer ceux qui influencent l'accumulation de gouttelettes de graisse.