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Actualité : L’armée des États-Unis veut créer des agents IA capables d’infiltrer des infrastructures ennemies, de repérer une cible puis de la détruire sans laisser de traces
Derrière le nom ECHOTRIBBLE se cache une ambition de l’armée des États-Unis autour de l’IA : créer des agents IA capables d’infiltrer une infrastructure ennemie, de chercher une cible précise puis de la détruire en toute autonomie.
Les documents autour du projet ECHOTRIBBLE décrivent un outil modulaire qui est capable d’explorer des appareils, de prêter attention à son environnement, puis de repérer une cible. La mission est explicite puisqu’il s’agit de "désactiver la menace totalement ou temporairement", voire de la supprimer.
Les agents IA auront comme but de passer d’un réseau à l’autre et de créer des copies qui s’adaptent à l’environnement et limitent les échanges pour réduire les chances d’être repérés. Mais ECHOTRIBBLE ne s’arrête pas là puisqu’après sa mission, l’agent IA est pensé pour s’effacer pour ne pas laisser de traces derrière lui.
Il sera également capable d’agir dans le cloud, mais aussi sur les réseaux isolés d’Internet. On parle d'un contrôle humain ici minimal avec des paramètres remplis à l’avance qui précisent la cible à attaquer et les conditions. Et c’est en juin dernier qu’une présentation organisée à Augusta, en Géorgie, a eu lieu.
Autour de la table, 43 personnes venues de 29 organisations. Parmi les démonstration, un agent IA installé sur un PC portable qui a ensuite repéré un iPad, un Mac et un PC sous Windows 11, puis créé une copie adaptée à chacun de ces supports. Les capacités sont donc pensées pour une progression dans l’infrastructure ennemie avec une totale capacité d’adaptation.
C’est au début de ce mois d’octobre que cinq candidats ont présenté leur technologie après une sélection parmi 65 dossiers. Puis, ensuite, une proposition fut choisie sans que le nom de l’entreprise ne soit dévoilé. C’est autour du 23 novembre prochain qu’une première version du prototype est attendue. ECHOTRIBBLE a donc franchi l’étape des premières recherches et l’armée des États-Unis cherche désormais une piste solide pour préparer la suite du projet.
Et l’armée des États-Unis n’arrête pas là ses investissements dans l’IA. L’armée étasunienne a créé la Task Force Lexington pour entraîner des agents IA à des métiers de cybersécurité similaires à ceux des soldats ou d’experts civils. Depuis août 2026, 17 éléments de mission agissent sur le réseau du Pentagone.
Christopher Eubank, qui dirige le commandement cyber de l’armée, estime qu’un agent IA est capable d’accomplir en deux jours ce qui demande six mois à un analyste. Christopher Eubank explique que les agents IA permettent d’exploiter, de sécuriser, de défendre et d’attaquer des réseaux.
À mesure que les agents IA progressent dans leurs missions, les garde-fous sont réduits pour que l’armée étasunienne soit toujours rapide face à des attaques automatisées qui se déroulent à une échelle inaccessible pour une équipe humaine.
Mais bien évidemment, derrière cette automatisation par IA d’attaques informatiques, des questions de sécuirté se posent. Hyrum Anderson, spécialisé dans la sécurité des IA, pose la question : "La cible peut être touchée, mais quel chemin l’agent IA prendra-t-il ?"