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Elon Musk doit réussir avec le Starship une manœuvre jamais tentée à cette échelle dans l’espace : la Lune et Mars en dépendent !
Fin 2028, une Lune, deux atterrisseurs, une course contre la montre. Depuis que la Nasa a arrêté sa nouvelle feuille de route pour le programme Artemis, les entreprises SpaceX et Blue Origin sont engagées dans une compétition aussi serrée qu'inédite : tester et qualifier leurs atterrisseurs lunaires en orbite terrestre lors d'Artemis III – étape clé avant de poser des astronautes à la surface lunaire. Rien n'est joué ni l'une pour l'autre.... Lire la suite
Récupérer un Starship est spectaculaire, mais la prouesse n'est plus l'enjeu central. Début 2027, SpaceX doit démontrer sa capacité à ravitailler un Starship en orbite, une manœuvre jamais réalisée à cette échelle et dont dépend l'avenir du programme : sans elle, ni alunissage pour Artemis ni voyage vers Mars. Analyse des trois obstacles techniques à surmonter.
[EN VIDÉO] Dans cette vidéo, SpaceX présente le vaisseau Starship, un véhicule de transport spatial dont Elon Musk espère qu'il amènera les premiers astronautes sur Mars.
Alors que de nombreuses personnes s'émerveillent devant la vidéo diffusée récemment par SpaceX simulant la récupération d'un Starship à son retour vers son site de lancement, il convient de rappeler que cette manœuvre, certes spectaculaire, est désormais largement maîtrisée par l'entreprise. L'atterrissage propulsif est un acquis, qu'il s'agisse de l'étage principal du Falcon 9 ou du Super Heavy, le propulseur de Starship.
En revanche, ce qui se jouera l'année prochaine, à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude, représente un défi autrement plus redoutable : le transfert d'ergols en orbite entre deux Starship, dont la première tentative est annoncée pour le début de 2027. Cette étape est l'une des plus déterminantes du programme Starship, car elle conditionne la capacité du système à accomplir des missions au-delà de l'orbite basse.
THIS WILL BE INCREDIBLE TO SEE!!! Flight 15 could feature the first DOUBLE CATCH! That's right! Both ship and booster could be caught. This obviously means it'd be an orbital mission again too, so this will easily be the most exciting mission to date! I can't wait!!! pic.twitter.com/4jbAJyZsDD
Un Starship ne peut pas quitter la Terre avec suffisamment d'ergols pour rejoindre la Lune ou Mars : une fois en orbite, il a consommé l'essentiel de sa charge. Il faut donc le ravitailler en orbite terrestre au moyen de plusieurs vols de « tankers », une dizaine dans le cas du Starship destiné à l'alunissage. Le contrat Human Landing System (HLS) de la Nasa pour le programme Artemis dépend directement de cette capacité.
Fin 2028, une Lune, deux atterrisseurs, une course contre la montre. Depuis que la Nasa a arrêté sa nouvelle feuille de route pour le programme Artemis, les entreprises SpaceX et Blue Origin sont engagées dans une compétition aussi serrée qu'inédite : tester et qualifier leurs atterrisseurs lunaires en orbite terrestre lors d'Artemis III – étape clé avant de poser des astronautes à la surface lunaire. Rien n'est joué ni l'une pour l'autre.... Lire la suite
Comme le souligne SpaceX, cette démonstration est également indispensable à l'économie du système Starship. Le modèle de SpaceX repose sur la réutilisation complète et sur une cadence de lancement élevée ; la masse utile envoyée en orbite dépend ainsi du nombre de vols de ravitaillement. Réussir le transfert valide cette logique d'architecture.
À ce jour, aucun transfert de grande ampleur d'ergols cryogéniques n'a été réalisé en orbite. Les cargos ravitailleurs de la Station spatiale internationale transfèrent certes des ergols, mais en quantités très faibles et sous forme stockable, non cryogénique. Ici, les volumes se comptent en centaines de tonnes.