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"Ça commence à être banalisé" : l'émotion et la colère après l'attaque terroriste à Trappes
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L’émotion est vive au lendemain de la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés dont une fillette de 12 ans à Trappes dans les Yvelines. Parmi les victimes se trouve un combattant amateur de MMA âgé de 26 ans. Une cellule psychologique accueille les habitants sous le choc.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Il est tombé sous les balles du tireur, vendredi 23 octobre à Trappes (Yvelines). Pengo Bossio Wangi avait 26 ans. Son club de MMA où il pratiquait le combat lui rend hommage sur les réseaux sociaux : "Il était de ceux qui donnent l’exemple, présent, respectueux, toujours prêt à pousser les autres vers le haut", écrit l’ATCH Academy sur Instagram.
Samedi matin, au club où il s’entraînait, ceux qui le côtoyaient se souviennent d’un jeune homme toujours souriant. "Comme tout le monde, j’ai appris la nouvelle, j’étais choqué et attristé", confie Steevy Tshombe, responsable de l’accueil au Club Atch Academy à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Pour lui, c’était : "quelqu’un de très chaleureux et très souriant." Malgré tous leurs efforts vendredi, les sauveteurs n’ont pu le réanimer.
Au lendemain de l’attaque terroriste, les habitants de Trappes et de La Verrière sont sous le choc. Le bilan est lourd : un mort et cinq blessés âgés de 12 à 48 ans, dont une adolescente. "Ils ont tiré sur ma petite voisine, une enfant de 12 ans. Elle est toute mignonne. Même mes enfants jouent avec elle. Il n’y a rien à dire. C’est une élève comme tant d’autres. Ça aurait pu être n’importe qui. À 12 ans, c’est une enfant", lance une riveraine.
Parmi les autres blessés, se trouvent deux agents d’entretien. Présent au moment de l’attaque, Jean-Michel Tassiot espère des nouvelles rassurantes : "J’étais dans le fond de l’école et j’ai entendu comme un bruit de marteau-piqueur. On a deux blessés d’une société de ménage, des personnes que je connais. L'un est parti à la Pitié-Salpêtrière et l’autre à Georges-Pompidou. Il y a une personne qui a pris deux balles dans chaque jambe et une autre qui a pris trois balles", affirme-t-il.
Pour les habitants, cette attaque, qualifiée de raciste par le parquet antiterroriste, est la preuve d’un climat toujours plus violent. "C’est de plus en plus, et c’est ce qui est effrayant. Ça commence à être banalisé. Et ça, non", commente une passante.
Une cellule d’écoute psychologique a été ouverte à la mairie de Trappes, et un hommage aux victimes devrait avoir lieu devant un square en tout début d’après-midi samedi 24 octobre.
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