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BRAVIA Projector 7 : Sony déploie le très grand écran au service du jeu, du cinéma et du sport
Le BRAVIA Projector 7 (VPL-XW5100ES) vise les salons et les pièces dédiées où l'on souhaite projeter une image de plusieurs mètres de large en 4K native. Pensé autant pour le home cinéma que pour le jeu, le vidéoprojecteur premium de Sony associe une dalle SXRD, le XR Processor for Projector et une connectique HDMI 2.1 taillée pour les consoles de dernière génération. Bref, l’appareil offre un peu tout ce que l’on peut espérer d’un produit de ce genre, et bien plus encore.
Il est habituel que beaucoup de vidéoprojecteurs reconstituent la 4K par décalage de pixels, mais le BRAVIA Projector 7 (VPL-XW5100ES) procède autrement : il affiche 8,3 millions de pixels physiques grâce à la technologie de dalle SXRD. Ce que cela implique concrètement, c’est que la définition reste intacte quand l'image grandit : les textes d'un HUD, les cibles lointaines dans un jeu de tir ou les textures fines d'un décor conservent leur netteté, même projetés sur une très grande diagonale, alors même qu’une image interpolée commencerait à perdre en précision. En bonus, la luminosité de 2 200 lumens permet par ailleurs d'exploiter cette finesse sans réserver l'usage à l'obscurité totale : c’est un des principaux défauts des vidéoprojecteurs qui est adressé ici.
Une précision s'impose toutefois sur ce terrain : un jeu compatible 4K est nécessaire pour bénéficier de la pleine résolution (oui, c’est logique). Notez néanmoins que les contenus de définition inférieure sont mis à l'échelle au plus près de la 4K grâce à la technologie XR Clear Image, qui rapproche les sources moins définies du rendu natif sans pour autant créer des pixels qui n'existent pas dans le signal d'origine.
Il faut bien en parler, parce que c'est sans doute l'atout le moins visible sur une fiche technique, alors que c’est aussi le plus perceptible à l'écran. La dalle LCoS SXRD offre un contraste natif supérieur à celui des vidéoprojecteurs DLP ou 3LCD standards, ce qui apporte une qualité d’image folle dans les scènes sombres. Les noirs restent profonds plutôt que de virer au gris délavé, et surtout les détails survivent dans les ombres : dans un jeu, cela signifie repérer un adversaire tapi dans un coin obscur ou distinguer un élément de décor sans perdre pour autant les hautes lumières d'une torche ou d'une explosion à l'autre bout de l'image.
Tout ce travail sur le contraste s'appuie notamment sur le XR Processor for Projector, qui traite l'image en temps réel : hérité des téléviseurs BRAVIA, il optimise les couleurs, les hautes lumières et les noirs scène par scène, et gère le Dynamic Tone Mapping pour adapter le rendu HDR en fonction des séquences (si elles sont globalement lumineuses ou plongées dans la pénombre). Vous obtenez ainsi une image cohérente, qui ne sacrifie ni les ombres ni les éclats.
Le problème avec un très grand écran, c’est qu’il ne sert à rien s’il ajoute de la latence. Heureusement, le BRAVIA Projector 7 mise ici sur une connexion HDMI 2.1 et l'Auto Low Latency Mode, qui bascule automatiquement le projecteur en configuration basse latence dès qu'une console comme la PlayStation 5 est détectée, sans manipulation dans les menus. L'input lag de 12 ms place l'appareil dans une zone confortable pour le jeu nerveux, où un retard trop important entre la manette et l'affichage finit habituellement par se ressentir. En essence, c’est suffisamment performant pour profiter de l'ampleur de la projection sans renoncer à la précision des commandes dans un titre compétitif ou un jeu d'action exigeant.
Bien entendu, il n’y a pas que le jeu : le tout, avec un vidéoprojecteur, c’est d’être polyvalent. Grâce à l'Aspect Ratio Scaling, le passage du 16:9 au format Cinémascope 2.35:1 peut se faire numériquement, en une étape, sans avoir à régler physiquement l'objectif ni à déplacer le projecteur. On enchaîne ainsi une session de jeu, un film au format large et une soirée sport sur la même installation, chaque contenu occupant l'écran comme il le doit. Et pour les amoureux de be