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500 km en Volkswagen ID. Polo : pourquoi cette citadine électrique m’a totalement conquis
Lorsque Volkswagen m’a appelé pour me rendre aux essais de la Volkswagen ID. Polo en Corse, j’ai accepté avec plaisir en pensant suivre le programme classique des essais, soit deux ou trois boucles routières sur deux jours, puis rentrer chez moi. Mais cette fois-ci, la marque m’a demandé si j’étais intéressé pour ramener la voiture sur le continent.
Je n’étais jamais allé en Corse et je n’avais jamais pris le ferry : j’ai accepté avec enthousiasme. J’ai utilisé la Volkswagen ID. Polo pendant cinq jours et sur plus de 500 km pour me faire un avis sur celle qui est l’une des nouveautés les plus importantes de l’année.
C’est quand même important pour un constructeur de faire des voitures électriques qui ressemblent à ses autres voitures, vous ne croyez pas ? Après quelques années d’errance, Volkswagen revoit totalement sa gamme électrique, dans une période délicate puisque le groupe se sépare d’un nombre important de collaborateurs.
Volkswagen n’a plus le droit à l’erreur et revient à ses basiques. Celle que l’on attendait au départ sous le nom de Volkswagen ID.2 All est finalement l’ID. Polo. En plus d’utiliser le nom de la citadine quarantenaire de Volkswagen, cette petite électrique se rapproche du style des voitures thermiques de la marque.
En effet, avec les ID.3, ID.4, ID.5 et ID.7, Volkswagen a certes créé une gamme de voitures électriques, mais celles-ci ne ressemblaient pas vraiment à des Volkswagen. Le design était trop épuré, trop lisse pour avoir une véritable identité.
L’ID. Polo remet au goût du jour des éléments stylistiques de Volkswagen, comme le montant C fort et musclé, qui vient donner du sérieux à la voiture. La pièce argentée dans le bouclier apporte du relief à la face avant, rappelant ce que l’on peut retrouver sur une Golf 7 ou une Polo thermique. Le reste du design est très simple. Cette version haut de gamme a des jantes argentées de 19 pouces à cinq branches. La partie aérodynamique des jantes est en noir brillant pour ne pas alourdir le dessin de la roue.
Pour autant, Volkswagen n’oublie pas de donner de la modernité au style avec un bandeau lumineux à l’avant intégrant le logo de la marque rétroéclairé en blanc, ainsi qu’un bandeau arrière rouge avec le logo rétroéclairé. Les feux arrière sont en trois dimensions et s’inspirent d’un verre de whisky pour donner du relief.
Côté dimensions, Volkswagen annonce 4,05 m de long, soit 2 cm de moins que la Volkswagen Polo thermique, qui continue son bonhomme de chemin en parallèle. En revanche, l’ID. Polo est 6,5 cm plus large (1,82 m), ce qui favorise la tenue de route, la vie à bord et aussi le côté sérieux du véhicule. En hauteur, elle atteint 1,53 m, soit 8 cm de plus que la Polo thermique, un surplus nécessaire pour loger la batterie sous le plancher.
Volkswagen a écouté ses clients et revient un peu en arrière sur le côté épuré des habitacles. Certes, supprimer les touches physiques permet d’offrir de jolis intérieurs qui apparaissent très modernes, mais à l’usage, ce n’est pas toujours facile.
On retrouve alors des touches physiques sur le volant, avec un véritable clic quand on appuie dessus. J’ai l’impression de revenir quelques années en arrière sur ce point, et tant mieux. Idem, sous l’écran tactile de 12,9 pouces embarquant Apple CarPlay et Android Auto, on retrouve de vraies commandes physiques pour la climatisation.