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Dijon, Montpellier, Nice… Plusieurs enquêtes ouvertes après des violences attribuées à l'extrême droite lors des mobilisations du 24 octobre
Des enquêtes ont été ouvertes ces dernières heures après des violences commises contre des manifestants.
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Dans plusieurs villes, comme Dijon, Montpellier ou Nice, des enquêtes ont été ouvertes ces dernières heures après des violences commises contre des manifestants lors des mobilisations du 24 octobre. Une enquête pour "violences avec armes en réunion" a été ouverte à Dijon (Côte-d'Or), indique le procureur de Dijon à ICI Bourgogne. En cause, "des jets de pierre sur les individus s'opposant à la police", indique le procureur de la République, Arnaud Viornery, précisant qu'aucune interpellation n'avait encore eu lieu lundi matin.
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Plusieurs vidéos tournées à Dijon pendant le week-end montrent des individus présentés comme des militants d'extrême droite s'opposer à des manifestants. Sur certaines vidéos, on peut voir ces individus jeter des projectiles en direction d'une partie du cortège qui venait d'être dispersée par les forces de l'ordre.
Dans un post Facebook publié dimanche soir, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, a dénoncé la présence de ces militants, qu'elle présente comme appartenant à l'extrême droite. "Je suis particulièrement inquiète de la présence, à Dijon comme dans plusieurs villes de France, de groupuscules d'extrême droite violents qui s'en sont pris aux manifestants, écrit-elle. La violence de l'extrême droite s'exprime sans complexe. Elle est le produit d'une idéologie dangereuse, fondée sur la haine, l'exclusion et le rejet de l'autre, que nous devons combattre. J'ai fait part de mes inquiétudes à Madame la Préfète."
Le procureur de Montpellier, Thierry Lescouarc'h, a annoncé lundi dans un communiqué l'ouverture d'une enquête pour "identifier les auteurs" de violences commises durant la mobilisation du 24 octobre. Le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, avait dénoncé dimanche la présence d'une "milice d'extrême droite" ayant "fait usage de la violence contre des manifestants" samedi dans les rues de sa ville. Il avait alors effectué un signalement au procureur sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale.
Plusieurs vidéos diffusées largement sur les réseaux sociaux montrent des individus s'en prendre à des manifestants mobilisés samedi à Montpellier. Sur l'une d'entre elles, on peut voir ces individus, le visage dissimulé par des foulards, frapper un homme au sol, avant et pendant son interpellation par les forces de l'ordre.
"Il est apparu qu'un individu auteur de faits de violence sur les policiers avait, préalablement à son interpellation, été agressé par un groupe constitué de trois individus", écrit le procureur de la République de Montpellier, dans son communiqué. Le parquet rappelle que "seuls les services de sécurité intérieure régulièrement constitués disposent du monopole de l'usage de la force et que se livrer à de tels actes peut être qualifié de violences en réunion ou participation à un groupe de combats, selon les circonstances de l'infraction".
Les onze individus "susceptibles d'appartenir à la mouvance ultradroite", interpellés à Nice, samedi, lors de la manifestation interdite, vont être présentés à la justice lundi, indique le parquet de Nice dans un communiqué. Le procureur précise que "l'un des mis en cause mineurs est déféré devant le juge des enfants", tandis que "les dix majeurs sont déférés cet après-midi en vue d'une audience de comparution immédiate prévue" mardi.