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La FIA mise à fond sur l'IA d'Amazon pour imaginer la F1 de demain
La FIA a officialisé, mercredi, un partenariat mondial avec Amazon Web Services. Le géant du cloud mettra son intelligence artificielle au service des règlements des futures Formule 1, mais aussi de la pratique amateur.
Déjà partenaires de longue date sur la data notamment, la Fédération automobile internationale (FIA) et Amazon Web Services (AWS) ont annoncé, mercredi, avoir scellé une nouvelle union, plus globale encore, sur l'intelligence artificielle, le cloud, le machine learning et l'infrastructure cloud. Le groupe américain devient le partenaire officiel de l'instance sur toutes ces composantes. Le géant du cloud connaissait déjà bien les paddocks, mais le voilà désormais officiellement associé à ceux qui écrivent les règles. Qu'il s'agisse des souffleries virtuelles, des ingénieurs épaulés par l'IA ou des licences dématérialisées, l'accord va de la F1 aux courses de club, pour concerner autant la monoplace de demain que le pilote amateur du dimanche.
On sait que la FIA fait déjà tourner ses simulations aérodynamiques sur les capacités de calcul haute performance d'AWS. Le principe s'appelle d'ailleurs la simulation numérique des fluides. On découpe l'air qui entoure une monoplace en une multitude de petites cellules, puis on calcule comment chacune se comporte. Il n'y a ni pièce à fabriquer, ni maquette à souffler. Du coup, on innove plus vite, pour moins cher, avec un impact environnemental réduit. La directrice mondiale événements, sport et divertissement d'AWS, Kristin Shaff, rappelle que le sport automobile est l'un des environnements les plus exigeants et les plus riches en données au monde.
Pourquoi la FIA s'y intéresse-t-elle autant ? Tout simplement parce que c'est elle qui fixe le cadre technique dans lequel les écuries devront ensuite rivaliser d'ingéniosité. Avant d'imposer une contrainte à dix ou onze équipes, autant savoir comment l'air réagira autour de la voiture, quitte à faire chauffer les serveurs. AWS jouera ainsi un rôle déterminant dans l'élaboration des règles techniques de la prochaine génération de Formule 1.
L'accord concerne aussi les équipes techniques et d'ingénierie de la FIA, qui recevront des outils d'intelligence artificielle. L'objectif est de renforcer leur capacité à concevoir des règlements qui font progresser la sécurité, la performance et la durabilité. Le communiqué présente bien l'IA comme un outil mis entre les mains des ingénieurs, pas comme un législateur autonome.
L'autre volet du partenariat fait moins de bruit qu'un V6 turbo hybride, mais il touche bien plus de monde. Il s'agit de la plateforme de licences numériques lancée l'an dernier par les deux partenaires. Elle simplifie les démarches des pilotes, officiels et bénévoles. Elle offre aussi aux autorités sportives nationales, l'équivalent de la FFSA en France, un outil unifié pour administrer et faire grandir leur discipline. La plateforme s'étend désormais à davantage de pays, en plus de devenir multilingue, de gérer les renouvellements de licence et de se connecter à la FIA University.
Cette hyper modernisation pourrait aider à doubler le nombre de pratiquants du sport automobile dans le monde, l'ambition assumée de la FIA. La fédération prévoit d'ajouter des outils de gestion d'événements pour les bénévoles et les officiels. D'autres applications et services internes basculeront vers AWS dans les années à venir. Le chantier figurait en tout cas parmi les engagements de campagne de Mohammed Ben Sulayem, son président. Ce dernier a conscience que la technologie transforme chaque facette du sport, et la fédération doit mener ce changement. Le dirigeant compte aussi sur ce partenariat pour aider les clubs membres à travailler plus efficacement. L'instance réunit déjà 246 organisations membres sur cinq continents et encadre six championnats du monde.
Mais attention toutefois : mieux vaut ne pas confondre les casquettes, et l'embrouille peut vite arriver. AWS accompagne déjà Formula 1, le détenteur des droits commerc