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Actualité : Prix de l’essence et du gazole : pourquoi les Français préfèrent moins rouler plutôt que passer à l’électrique
Face à l’envolée du prix des carburants, les automobilistes français limitent leurs trajets et traquent les stations les moins chères, mais boudent toujours la voiture électrique.
© Jan Zabrodsky/Shutterstock - Malgré la flambée des carburants, la voiture électrique reste sur le banc de touche : les Français préfèrent rouler en thermique pour faire des économies.
En deux ans, les tarifs à la pompe se sont envolés dans l’Hexagone. On pourrait logiquement penser que cette pression financière sur le budget des ménages accélère l’abandon des moteurs thermiques au profit de véhicules électriques. Pourtant, une récente enquête montre que face à un plein toujours plus cher, les conducteurs français adaptent leurs déplacements quotidiens mais rechignent encore à changer de motorisation.
Pour réaliser son étude en septembre 2026, DiscoverCars, comparateur de locations en ligne, a croisé les réponses de 1 110 clients internationaux avec les données publiques de l’Insee pour la France. Selon l’institut statistique, le sans plomb 95-E10 a augmenté de 16 % depuis septembre 2024 pour atteindre 2,01 € en août 2026, tandis que le gazole a bondi de 31 % à 2,21 €, avant de culminer à 2,41 € en septembre.
Une hausse qui pèse lourdement sur le portefeuille : remplir les 35 litres d’une citadine coûtait jusqu’à 77,35 € en gazole en août, et 143,65 € pour les 65 litres d’un SUV. Sans surprise, 31 % des répondants français se disent “beaucoup” touchés dans leur budget, contre 21 % dans le monde.
Malgré tout, cette flambée ne suffit pas à déclencher un basculement massif vers les motorisations électrifiées. Pendant que 47 % du panel mondial roule à l’essence et 28 % au gazole, 57 % des sondés français n’envisagent pas de passer à une voiture hybride ou électrique pour le moment, un taux supérieur à la moyenne internationale (52 %). À l’échelle mondiale, seuls 8 % songent à l’électrique et 15 % à l’hybride, tandis que 7 % déclarent avoir déjà franchi le pas.
Au lieu d’abandonner le thermique, la majorité des conducteurs interrogés dans le monde (51 %) déclarent avoir adapté leurs habitudes, une tendance encore plus marquée chez les Français. Près de la moitié comparent les prix des stations (48 %) et évitent les trajets inutiles (47 %), tandis que 38 % utilisent moins leur voiture et 25 % marchent davantage sur les courts trajets. Seuls 21 % d’entre eux affirment n’avoir rien changé au volant depuis la hausse des prix des carburants (contre 30 % dans le monde).
Cette frilosité envers l’électrification, exprimée par la clientèle de DiscoverCars, contraste toutefois avec le marché français du neuf où la voiture électrique a établi un record à 41,6 % des ventes en septembre 2026 (65 247 immatriculations, +107,5 % sur un an). Un paradoxe qui s’explique par le fait que les acheteurs de voitures neuves ne reflètent pas le budget de l’ensemble des automobilistes, pour qui le coût d’achat initial et les contraintes de recharge restent des freins majeurs malgré la flambée à la pompe.
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