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"Ce drame nous rappelle que le risque zéro sur la route n'existe pas" : l'emploi du temps du chauffeur en question après l'accident de car mortel dans l'Ain
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Une fillette de 7 ans et un jeune homme de 18 ans sont décédés dans un accident de car dans l’Ain, vendredi 6 novembre. Hospitalisé sous le régime de la garde à vue, le chauffeur a reconnu s'être assoupi au volant. Des questions subsistent sur son rythme et son amplitude de travail.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sur le lieu du drame dans la matinée du samedi 7 novembre, un car passe, identique à celui qui, la veille, a basculé dans le fossé avant de heurter plusieurs arbres. Encore sur place, des éléments de carrosserie et de pare-brise témoignent de la violence du choc. Deux passagers de 7 et 18 ans sont décédés, et deux autres ont toujours leur pronostic vital engagé. Dans les communes alentour, l'émotion des habitants reste grande. "Ça m'a fait de la peine, beaucoup de peine de voir ça. Deux décès quand même... Des jeunes", souffle une femme. "C'est terrible pour les parents", ajoute une autre.
Un endormissement : c'est ce qui ressort des premières déclarations du chauffeur, lui aussi hospitalisé, et qui n'a pas encore pu être auditionné formellement. Âgé de 26 ans, l'homme n'avait consommé ni alcool ni drogue. Il n'est pas non plus question de vitesse excessive, selon les premiers éléments de l'enquête qui ne fait que débuter. "Beaucoup de témoins vont être auditionnés, et il y aura également une enquête technique menée par le Ministère des Transports", précise Louis-Xavier Thirode, le préfet de l’Ain.
Compétence de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le transport était sous-traité à une société basée près de Lyon (Rhône). Vendredi, selon le parquet, le chauffeur aurait commencé très tôt, vers 5h30. Joint par téléphone, le dirigeant de l'entreprise assure que tout était conforme à la législation. "L'entreprise a fait tous les contrôles et toute la réglementation en matière de temps de travail est respectée. On est la profession du transport la plus réglementée, et c'est normal. Ce drame nous rappelle que le risque zéro sur la route n'existe pas. Et qu'on peut faire tout, tout, tout en matière de sécurité, il vient nous rappeler ça avec une douleur intense", a commenté Jean-Sébastien Barrault, président des cars Philibert et de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs.
Vendredi, 49 passagers voyageaient dans le car, évacués tard dans la soirée. Une cellule d'accompagnement des victimes a été mise en place. La grande majorité serait originaire de la région lyonnaise.
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"[Le chauffeur] indique qu'il se serait assoupi" : les premiers éléments de l'enquête après l'accident de car mortel dans l'Ain