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Test Apple iPad Mini (A20 Pro) : un poids plume qui envoie du lourd
Bien qu'Apple ait revu ses tarifs à la hausse sur l'ensemble de son catalogue, la firme justifie l'inflation de son iPad Mini (A20 Pro) par une refonte technique intéressante. Au menu de cette petite tablette : un écran Oled flambant neuf et la puce A20 Pro, qui a déjà fait ses preuves au sein de la gamme iPhone 18 Pro.
Deux années se sont écoulées depuis le dernier lancement d’un iPad Mini. Si sa septième itération, commercialisée en 2024, se contentait d’un timide rafraîchissement, le millésime 2026 marque un tournant. Apple entend redonner un second souffle à sa petite tablette grâce à une mise à jour matérielle que l’on n’avait que trop attendue. Cet iPad Mini s’offre en effet une dalle Oled, quelques ajustements ergonomiques et la puce A20 Pro, déjà saluée sur l'iPhone 18 Pro.
En l'espace de deux ans, le paysage technologique a muté. La crise des composants, qui frappe de plein fouet l’industrie, se répercute inexorablement sur les prix. Mieux équipé que son aîné, mais lancé dans un contexte économique tendu, l’iPad Mini (A20 Pro) voit sa facture s'alourdir considérablement. Il faut ainsi débourser 759 € pour la mouture 128 Go (wifi), soit un bond de 150 € par rapport à son prédécesseur à capacité équivalente.
Les déclinaisons wifi de 256 Go (889 €) et 512 Go (1 139 €) subissent la même inflation, tout comme leurs homologues Cellular (avec eSIM), facturées 170 € de plus. En somme, l’iPad Mini est toujours une “petite tablette”, mais son positionnement tarifaire n’a plus grand-chose d’un produit d’appel.
L’iPad Mini conserve sa vocation première : un format très ramassé. Il a même le bon goût de réduire légèrement son empreinte, mesurant 195,3 x 132,6 mm (contre 195,4 x 134,8 mm pour son prédécesseur). À peine plus petit, il s'avère surtout beaucoup plus fin (5,4 mm contre 6,3 mm auparavant) et nettement plus léger.
Il n'affiche que 263 g sur la balance dans sa version Cellular, un poids qui chute à 255 g pour la mouture wifi. La comparaison est rude, car c’est à peine 1 g de plus que l’iPhone Duo ! En main, cette sensation de légèreté se révèle saisissante et franchement plaisante. On apprécie aussi que le bloc photo dorsal dépasse si peu du châssis, évitant ainsi de déséquilibrer la tablette lorsqu’elle repose sur une surface plane.
Si la cure de minceur est indéniable, l’allure générale de l’appareil demeure familière. On retrouve le traditionnel boîtier en aluminium, qui abandonne toutefois les coloris de 2024 (bleu et mauve) pour se concentrer sur des tons plus sobres (argent et anthracite). La véritable révolution structurelle réside dans l'apparition d'une certification IP67, rendant l'iPad Mini résistant aux poussières et à de courtes immersions. En façade, l’écran s'étire, passant de 8,3 à 8,5 pouces. Concrètement, la dalle occupe désormais près de 85 % de l’espace disponible grâce à des bordures noires affinées.
Comme de coutume sur les tablettes Apple, ces bordures n’embarquent aucun module Face ID pour la sécurité. Le déverrouillage s'en remet toujours au capteur d’empreintes digitales Touch ID, logé dans le bouton d’allumage situé sur la tranche supérieure (en orientation portrait).
À l’opposé, on retrouve un port USB-C dédié à la recharge (rappelons à toutes fins utiles que la technologie MagSafe reste l'apanage des iPhone). Toujours au chapitre des bordures, le module photo frontal fait sa mue : repensé pour les appels vidéo lorsque l'appareil est calé sur une coque/béquille, il migre au centre de la tranche supérieure en mode paysage.
La connectique physique s'arrête là (absence de prise mini-jack et de port microSD), mais la tranche latérale, située au-dessus du capteur frontal, intègre une zone aimantée. Celle-ci permet de fixer et de recharger le stylet maison, vendu en option. Si la prise en charge de cet accessoire n'a rien d'inédit, son système d'accroche interne, lui, l’est.
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