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Test Amazfit Cheetah 2 Pro : le matériel court plus vite que le logiciel
Amazfit revient avec la Cheetah 2 Pro, montre taillée pour la course : GPS double bande, coaching IA, 15 jours d'autonomie. Reste à savoir si le logiciel suit le rythme du matériel.
Amazfit s'est construit une solide réputation chez les coureurs, en misant sur des montres au rapport fonctionnalités-prix agressif. La Cheetah 2 Pro poursuit cette logique : GPS double bande, positionnement multi-satellites, coaching intelligent, plans d'entraînement pilotés par IA. Sur le papier, la montre a tout d'une concurrente sérieuse face aux références du marché comme la Huawei Watch Fit 5 Pro.
Le hic, c'est que le sport n'est qu'une partie de l'équation. Une montre connectée, c'est aussi une interface, une application, un système au quotidien. Reste à voir si la Cheetah 2 Pro tient la distance sur ce second terrain, celui du logiciel, aussi bien qu'elle performe sur les sentiers. J'ai porté cette nouvelle montre pendant plusieurs semaines, en contexte sportif comme au quotidien, pour voir si ses qualités suffisaient à faire oublier ces accrocs.
Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.
L'Amazfit Cheetah 2 Pro assume pleinement son orientation sportive, avec un boîtier au contour légèrement bombé qui lui donne un vrai côté premium. Le tout reste harmonieux malgré une épaisseur assez marquée, loin des lignes fines d'une montre habillée. C'est un choix cohérent avec sa vocation : on est ici face à un outil pensé pour l'effort, pas pour l'élégance de bureau.
Et le pari est réussi. Avec seulement 34 grammes sans bracelet, la Cheetah 2 Pro se fait oublier au poignet, y compris en usage quotidien. C'est bluffant pour un boîtier qui embarque autant de capteurs et un GPS double bande. Le bracelet en nylon, confortable et universel, se change facilement, un vrai plus pour qui veut varier les styles selon l'occasion. Le boîtier en alliage de titane et polymère renforcé de fibres tient sa part du contrat : robuste sans peser une once de trop.
Concernant les commandes, on retrouve quatre boutons pour accéder au menu d'accueil, au menu de suivi d'activité, aux widgets et au centre de commande. L'interface est davantage pensée autour de l'écran tactile. Ces menus sont d'ailleurs accessibles par un défilement vers la droite et la gauche. L'écran, protégé par un verre Gorilla Glass 3, est parfaitement lisible en toutes circonstances, y compris en plein soleil lors d'une course en extérieur, ce qui est un point essentiel pour une montre de sport. L'étanchéité 5 ATM complète un tableau solide, pensé pour encaisser les entraînements les plus intenses.
Petite originalité bienvenue : une lampe LED est situé sur le haut de la montre, et activable en restant appuyée sur la touche supérieure gauche, ou en activant la fonction depuis le menu. Pratique si vous êtes perdus en pleine nuit ou si vous cherchez vos clés, d'autant plus que sa luminosité est assez forte pour éclairer une petite zone face à vous.
C'est là que le bât blesse vraiment. Zepp OS 5 propose une interface agréable et moderne au premier regard, avec un tutoriel de démarrage bien fait et une personnalisation complète des cadrans et widgets. Mais dès qu'on gratte un peu, les défauts s'accumulent.
Le plus gênant, c'est le mélange constant de français et d'anglais. Certaines sections, fonctionnalités et informations restent obstinément en anglais, malgré une interface pourtant configurée en français. Ce n'est pas un détail cosmétique : ça casse réellement l'expérience et donne l'impression d'une localisation bâclée, à des années-lumière du niveau de finition attendu sur ce type de produit.