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Votre VPN gratuit se paie avec vos données… celui-ci mise sur la confidentialité
Un VPN gratuit l’est-il vraiment ? Certains services financent leur gratuité en collectant des données utilisateurs, ce qui va à l’encontre même de la promesse de confidentialité qu’ils sont censés offrir. Heureusement, certains acteurs font un choix différent en plaçant la protection de la vie privée au centre de leur stratégie.
Vous connaissez sûrement l’adage : si c’est gratuit, c’est vous le produit. Il résume assez bien le fonctionnement de nombreux services en ligne, dont la gratuité est financée par l’exploitation des données personnelles. Les réseaux sociaux en sont l’illustration la plus parlante, mais certains VPN gratuits jouent la même carte. Un comble, quand on sait que ces outils sont censés, par définition, préserver la confidentialité plutôt que l’exploiter.
C’est pourquoi avant d’installer un VPN gratuit, il est important de consulter sa politique de confidentialité. Quelques minutes de lecture permettent souvent de comprendre si le fournisseur protège vos données… ou s’il les exploite.
Il n’y a pas de miracle, faire tourner des fermes de serveurs, chiffrer du trafic et maintenir une infrastructure coûte cher, et cela a toujours été le cas. Un fournisseur qui ne facture rien à ses utilisateurs doit donc trouver l’argent ailleurs… et parfois, il renie ses promesses de confidentialité.
Parmi les pratiques les plus courantes : la revente de journaux de connexion à des courtiers en données, l’ajout de publicités ciblées et dans les cas les plus problématiques, l’utilisation de la connexion des utilisateurs comme relais pour d’autres clients.
Ces pratiques sont d’autant plus paradoxales que l’outil censé vous rendre invisible est celui qui vous piste en ligne : adresses IP visitées, horaires de connexion, volumes de données, type d’appareil sont autant d’informations qui, une fois recoupées, dessinent un profil précis.
Pour identifier un service VPN digne de confiance, plusieurs critères méritent une attention particulière :
Le premier est une politique stricte de non-conservation des journaux d’activité. Idéalement, celle-ci doit avoir été vérifiée par un audit indépendant rendu public.
De même, la présence d’applications open source, avec un code accessible qui peut être audité par des experts indépendants apporte de la transparence.
La juridiction du fournisseur compte également. Un service établi dans un pays reconnu pour ses lois protectrices en matière de vie privée offre un cadre plus favorable à la confidentialité des utilisateurs. À l’inverse, certaines législations permettent aux autorités d’exiger l’accès à des données auprès d’entreprises relevant de leur juridiction.
Enfin, méfiez-vous des offres gratuites avec des quotas de données très faibles qui sont conçues pour vous pousser rapidement vers une formule payante.