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Test Samsung Galaxy Z Fold 8 : un pliant compact séduisant mais imparfait
Comme tous les étés depuis maintenant cinq ans, Samsung annonce la nouvelle génération des Galaxy Z, ses smartphones pliants. L’an dernier, le constructeur avait surpris avec l’ajout du Z Flip7 FE, version plus abordable du Z Flip 7. La cuvée 2026 réserve elle aussi quelques petites surprises, puisqu’un nouveau modèle fait son apparition.
Samsung en profite pour revoir sa nomenclature d’appareils pliants : le successeur du Z Fold 7 est désormais baptisé Z Fold 8 Ultra. Le nouveau venu prend le nom de Z Fold 8 tandis que les Flip gardent l’évolution logique du patronyme : le Z Flip 8 succède au Z Flip 7 et le Z Flip 8 FE remplacera le Z Flip 7 FE lorsque Samsung aura décidé de l’annoncer (à l’automne, d’après nos informations).
Samsung justifie ce changement par un souci de cohérence avec la gamme Galaxy S où le modèle Ultra représente le meilleur de la technologie du moment : il était logique que le haut de gamme de la famille Z adopte le même suffixe.
Si nous étions taquins (mais ce n’est pas notre genre, vous pensez bien), nous pourrions remarquer qu’en suivant ce raisonnement, le Z Fold 8 devrait être baptisé Z Fold 8 Plus (ou Edge, mais, vu le succès très relatif du Galaxy S25 Edge, il n’est pas certain qu’il ait un successeur). Enfin, le Z Flip 8 devrait être baptisé Z Fold 8 « tout court ».
Quoi qu’il en soit, le Z Fold 8 adopte un format inédit chez le Coréen, même s’il n’est pas pour autant nouveau. OPPO l’a inauguré en 2021 avec le Find N, suivi en 2023 par Google et son premier pixel Fold. En mai dernier, c’est Huawei qui s’y collait avec le Pura X Max, uniquement disponible en Chine.
Ce format a pour objectif de rendre le clavier s’affichant sur l’écran externe plus facilement utilisable, celui du Fold demandant alors une patience d’ange pour être maîtrisé. Autre détail qui a son importance, le ratio de l’écran pliant laissait pas mal d’utilisateurs sur leur faim, notamment lorsqu’il s’agissait de regarder des films ou des vidéos.
Pour être complets sur le sujet, nous devons préciser qu’un hypothétique iPhone pliant au format passeport devrait voir le jour dans les prochains mois. Ce n’est pour l’instant qu’une rumeur qui a pris des proportions dantesques sur le Net (comme souvent lorsqu’il s’agit d’Apple). Est-ce un fantasme, comme le furent la télévision Apple ou la voiture Apple, ou une réalité ?
Nous penchons pour la seconde hypothèse, qui collerait bien à l’esprit du constructeur. La Pomme a démontré qu’en matière de matériel, elle sait laisser les concurrents déblayer le terrain avec des concepts plus ou moins bien pensés, pour annoncer sa propre version améliorée. Elle l’a fait pour le Wi-Fi en 1998 (avant Airport, il fallait un diplôme d’ingénierie pour configurer correctement un réseau), en 2001 avec l’iPod (coucou Creative Labs et Archos, deux beaux souvenirs de geeks) et bien évidemment avec l’iPhone.
Revenons au Z Fold 8. La première impression qu’il laisse est positive. Et pour tout dire, nous le trouvons plutôt mignon (oui, un smartphone peut être mignon pour un geek). Son format réduit (81.9 × 123.9 mm) permet de le caser facilement dans une poche, qu’il ne lestera pas trop avec ses 201 grammes. Samsung a effectué un boulot remarquable sur la finesse du Z Fold 8 : 9,7 mm d’épaisseur replié et 4,5 mm déplié. Bien qu’il ne soit pas le plus fin du moment — Honor fait mieux avec le V6 — il reste impressionnant
Le Z Fold 8 reprend les matériaux nobles et le verre brossé de la famille. On retrouve l’aspect épuré, les angles très légèrement arrondis et la gélule abritant sur la face arrière la caméra dorsale. Samsung affirme avoir retravaillé le mécanisme d’ouverture afin de le rendre plus agréable que sur son prédécesseur. Un léger biseau facilite l’ouverture de l’appareil, rendue un poil complexe par sa finesse. Voit-on une réelle différence à l’usage ? Oui et non. Oui, car l’écran est effectivement plus facile à déplier. Non, car le format de la dalle extérieure fait qu’on ne l’utilise pas beauco