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Botox, acide hyaluronique… : comment reconnaître une injection illégale avant qu’il ne soit trop tard
Prix cassés, rendez-vous à domicile, promotion sur Instagram… Certains indices permettent de reconnaître une injection esthétique illégale et d’éviter des complications potentiellement dramatiques.
La mort récente d'une patiente après une injection esthétique illégale porte à deux le nombre de décès survenus en France en quatre mois. En réaction, près de 5 000 médecins ont interpellé Stéphanie Rist, ministre de la Santé dans une tribune publiée dimanche 2 août dans Le Parisien. « Combien de morts faudra-t-il encore, Madame la Ministre ? », demandent-ils, en réclamant davantage de contrôles et des sanctions renforcées. Mais comment vérifier, avant une injection, que l'on est réellement entre de bonnes mains ?
Selon les signataires de la tribune, près de 40 % des personnes ayant recours à des injections esthétiques en France s'adresseraient désormais à des non-médecins.
Il est important de rappeler qu'injecté accidentellement dans un vaisseau, l’acide hyaluronique peut interrompre la circulation sanguine, entraîner une nécrose, une embolie ou, dans certaines zones du visage, une perte de la vision.
Une toxine botulinique mal dosée, mal injectée ou provenant d'un circuit clandestin peut, quant à elle, provoquer un botulisme. Cette maladie neurologique se manifeste notamment par une vision double, une chute des paupières, une faiblesse musculaire ou des difficultés à parler, à avaler et à respirer.
Une étude clinique, publiée en 2025 dans Aesthetic Plastic Surgery, a analysé 161 cas de botulisme consécutifs à des injections esthétiques illégales : près de la moitié des patients avaient été hospitalisés et 60 % des cas étaient modérés ou graves. La plupart avaient reçu un produit d'origine inconnue, injecté par une personne non autorisée dans un lieu non médical.
Selon l’ANSM, plusieurs signes doivent inciter à ne pas poursuivre la démarche et à vérifier les qualifications du prestataire :
l'injection est proposée par une esthéticienne, une influenceuse ou un particulier ;
le rendez-vous se déroule dans un appartement, un hôtel ou un institut non médical ;
le tarif est anormalement bas ou la promotion est diffusée sur les réseaux sociaux sans consultation médicale préalable ;