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Test Garmin Cirqa : le bracelet sans écran qui refuse l'abonnement, mais pas encore les bugs
Garmin s’attaque enfin au marché du bracelet sans écran avec le Cirqa, un tracker d’activité vendu 199,99 euros et surtout dépourvu d’abonnement obligatoire, contrairement à Whoop. Reste à savoir si cette première tentative mérite déjà qu’on lui confie son poignet 24 heures sur 24.
Il fallait bien que Garmin s’y mette. Depuis que Whoop a popularisé le bracelet sans écran auprès des sportifs, le segment est devenu une vraie catégorie à part entière, investie tour à tour par Fitbit, Amazfit ou Polar. Le Cirqa est la réponse de Garmin, et elle arrive avec un argument de poids : pas d’abonnement obligatoire pour accéder à ses données, là où le modèle économique de Whoop repose entièrement sur la location du matériel et de l’accès à un service.
Le principe est simple. Pas d’écran, pas de notifications, pas de GPS intégré. Le Cirqa se contente de collecter en continu, jour et nuit, puis de renvoyer tout cela dans Garmin Connect. J’ai porté le bracelet pendant une semaine, en complément de mon Apple Watch, pour voir ce que ce format minimaliste apporte réellement au quotidien.
Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.
Le Garmin Cirqa ne cherche pas à se faire remarquer, et c’est bien le but. Le bracelet en tissu, décliné en quatre coloris (Mauve, Gris français, Bleu capitaine et Noir), reprend les codes désormais classiques du secteur. J’ai reçu le Gris français, sobre et passe-partout, qui s’accorde avec toutes les tenues et est très agréable sur la peau. Le boîtier en plastique est légèrement incurvé pour épouser la forme du poignet, et embarque le capteur de fréquence cardiaque Elevate V4 maison.
C’est justement sur ce boîtier que se situe ma principale réserve. Contrairement au Google Fitbit Air et ses 5 grammes qui disparaissent littéralement au poignet, le Cirqa reste visible et perceptible en permanence. Je dirais même que le design est un peu vilain et manque d’élégance. Comparé au capteur de Google, qui vient se loger dans le bracelet, le capteur du Garmin est comme simplement retenu par le bracelet (même si un système d’attache vient maintenir les deux parties). Rien de douloureux, rien qui empêche de le porter toute la journée, mais on n’oublie jamais complètement sa présence. Pour un produit dont l’argument central est justement de se faire oublier, c’est un détail qui compte.
L’unique bouton strié sur le côté sert à lancer et arrêter un entraînement. Il fait le travail, mais je me suis souvent retrouvé à le chercher du bout du doigt sans savoir si je l’avais bien pressé. Sans écran ni retour visuel, la confirmation passe uniquement par une vibration, et l’ensemble manque un peu d’évidence dans le geste, même si c’est mieux que le Google Fitbit Air qui s’active d’une pression, un geste qui fonctionne une fois sur deux.
Côté fiche technique, Garmin assume les absences. Pas d’ECG, pas de GPS intégré non plus : pour tracer une activité, le Cirqa emprunte celui du smartphone via Garmin Connect. Le bracelet est en revanche étanche jusqu’à 50 mètres, ce qui autorise la douche et la natation sans y penser.
Contrairement à mon test du Fitbit Air, où j’avais retiré ma montre pour vivre pleinement l’expérience du sans-écran, j’ai cette fois porté le Cirqa en parallèle de mon Apple Watch. Un usage que Garmin semble d’ailleurs anticiper, tant le bracelet se destine à ceux qui possèdent déjà une montre de sport de la marque et cherchent un complément discret pour le suivi permanent.
L'’’absence d’écran se vit alors de façon paradoxale. Libératrice d’un côté : plus de notifications qui s’accumulent, plus cette tentation permanente de jeter un œil au poignet. Handicapante de l’autre, car la moindre donnée nécessite de sortir son smartphone. Sans montre au poignet opposé, l’expérience aurait sans doute été plus frustrante.