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Oubliez le débat entre graisses et glucides : cette étude révèle le vrai secret pour protéger votre cœur
Toutes les pommes de terre ne se valent pas en goût et texture. Ces tubercules se cultivent de la même façon au potager mais n’ont pas la même finalité dans les plats. Adaptez donc les variétés aux plats. À chair plus ou moins ferme, colorées ou non, avec une saveur plus ou moins relevée, cultivez et cuisinez des variétés diverses pour varier les plaisirs dans l’assiette. La pomme de terre, un féculent qui vient souvent compléter le riz et les pâtes.... Lire la suite
Pauvre en glucides ou pauvre en graisses : le débat occupe la nutrition depuis des décennies. Une étude suivant près de 200 000 personnes pendant trente ans suggère qu'il passe à côté de l'essentiel. Deux régimes affichant la même composition en nutriments peuvent produire des effets opposés sur le cœur.
Réduire les pâtes et les pommes de terre, ou bien limiter les matières grasses : ces deux stratégies s'opposent depuis longtemps dans les recommandations alimentaires. Des travaux menés par des chercheurs en santé publique de l'université Harvard déplacent la question. Ce qui compte pour la santé cardiovasculaire ne serait pas la proportion de glucides ou de lipides, mais la qualité des aliments qui composent l'assiette.
L'équipe a suivi près de 200 000 hommes et femmes aux États-Unis pendant une trentaine d'années. Le volume de données accumulées dépasse 5,2 millions de personnes-années, une unité qui additionne les durées de suivi individuelles et donne la mesure de l'ampleur du travail.
Le constat central tient en une observation : parmi les régimes pauvres en graisses comme parmi les régimes pauvres en glucides, certains protègent le cœur nettement mieux que d'autres. La différence ne tient pas à la quantité de nutriments, mais à leur origine.
Toutes les pommes de terre ne se valent pas en goût et texture. Ces tubercules se cultivent de la même façon au potager mais n’ont pas la même finalité dans les plats. Adaptez donc les variétés aux plats. À chair plus ou moins ferme, colorées ou non, avec une saveur plus ou moins relevée, cultivez et cuisinez des variétés diverses pour varier les plaisirs dans l’assiette. La pomme de terre, un féculent qui vient souvent compléter le riz et les pâtes.... Lire la suite
Zhiyuan Wu, épidémiologiste à Harvard et responsable de ces travaux publiés en février dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC) résume l'idée : l'enjeu n'est pas de couper dans les glucides ou dans les lipides, mais de choisir les aliments qui composent ces régimes. Se concentrer sur la composition en nutriments sans considérer la qualité des produits ne suffit pas à produire un bénéfice.
Un régime peut répondre à la définition de pauvre en glucides ou en graisses tout en restant défavorable au cœur. C'est le cas lorsqu'il repose largement sur des aliments transformés, sur les protéines et les graisses d'origine animale, ou lorsqu'il manque de légumes, de fruits, de céréales complètes et de bonnes graisses.
Les participants suivant des régimes variés et suffisamment pourvus en ces éléments présentaient un profil biologique plus favorable : taux plus élevé de cholestérol HDL, souvent qualifié de bon cholestérol, mais aussi taux de lipides sanguins et marqueurs inflammatoires plus bas.
Surtout, leur risque de développer une maladie coronarienne, principale cause d'infarctus du myocarde, apparaissait significativement réduit.