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Actualité : En France, la voiture électrique pourrait être taxée à hauteur de 95 € par an : voici l’idée suggérée par la Cour des comptes
Payer 95 € par an parce que vous roulez en voiture électrique, ça vous dit ? La Cour des comptes suggère cette possibilité pour renflouer les caisses de l’État, qui devrait voir de moins en moins la couleur des taxes sur le carburant.
© Traveller70/Shutterstock - Cette idée de taxation suggérée par la Cour des comptes fait déjà débat : une redevance 95 € par an pour rouler en électrique
Alors que la taxe kilométrique du Royaume-Uni fait trembler les Français face à une mesure similaire dans les années à venir, déjà contournée par les Anglais, la Cour des comptes a déjà donné une piste différente. Pour récupérer l’argent perdu à cause de l’électrification, ces conducteurs pourraient être mis à contribution à hauteur de 95 € par an. Une façon bien étrange d’inciter à la transition énergétique si l’État opte à terme pour cette solution.
Relayé par Numerama, le rapport “Quel avenir pour la fiscalité de l’énergie ?” de la Cour des comptes préconise une redevance de détention. Elle viserait à compenser la baisse inéluctable des revenus liés aux taxes sur les carburants fossiles, objectif similaire au Royaume-Uni face à l’électrification de son parc automobile.
Publié en juin 2026 par le Conseil des prélèvements obligatoires, ce document ne parle pas d’une taxe kilométrique comme chez les Anglo-Saxons. Il suggère plutôt une redevance annuelle de détention, calculée selon des critères très précis, comme la masse et l’empreinte au sol (soit la surface totale occupée par le véhicule).
Avec un montant moyen estimé à 95 € par an, cette approche simple permettrait à l’État de récolter trois milliards d’euros. En prime, cette taxe s’avère beaucoup plus facile à gérer administrativement et offrirait une rentrée d’argent particulièrement stable et parfaitement prévisible chaque année.
Elle balaye au passage les rumeurs autour d’une taxation sur la recharge à domicile. Les experts estiment en effet qu’il serait techniquement bien trop lourd d’installer des sous-compteurs spécifiques chez les particuliers pour surveiller la consommation explicite des véhicules électriques. De plus, la législation européenne interdit d’appliquer une tarification différenciée sur l’électricité domestique selon l’usage, rendant l’idée parfaitement impraticable et surtout totalement absurde.
Toutefois, instaurer une telle fiscalité à l’heure actuelle s’avérerait totalement contre-productif. Le parc automobile français reste encore peu électrifié (environ 4 %) et a besoin d’un soutien fort du gouvernement. De telles mesures risqueraient en effet de freiner l’élan des personnes roulant en thermique, les dissuadant de faire la transition vers le véhicule électrique en échange d’une taxation supplémentaire et plus visible que celle des carburants.
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