// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Une règle cosmique vacille : cette découverte pourrait changer la façon de compter les étoiles
Contrairement aux apparences, toutes les étoiles qui piquent un beau ciel nocturne ne se ressemblent pas. Les étoiles forment une grande famille, constituée d'éléments aux caractéristiques très variables d'un cas à l'autre. Si tout cela peut sembler complexe à première vue, on peut comprendre cette diversité dans les grandes lignes à partir de quelques considérations physiques.... Lire la suite
Si la récente découverte de galaxies primitives avec le télescope James-Webb se confirmait et n'était que la pointe émergée d'un iceberg, elle pourrait s'ajouter significativement au débat entre ceux qui pensent que la matière noire existe et ceux qui pensent qu'il faut au contraire modifier les lois de la gravité et de la mécanique pour décrire l'origine et le comportement des galaxies. Ce qui est sûr, c'est que la découverte de ces galaxies a été prédite à partir de la théorie Mond, l'alternative à la matière noire.... Lire la suite
Pour étudier les galaxies, leur naissance et leur évolution, les astrophysiciens se basent depuis plus d'un demi-siècle sur une hypothèse concernant la naissance des étoiles dans les pouponnières, une hypothèse censée être de validité universelle et en rapport avec les prédictions du modèle cosmologique standard. Mais des analyses récentes des données astrométriques de la mission Gaia, qui étudie la Voie lactée, remettent en cause cette hypothèse.
Pour de bonnes raisons, les astrophysiciens considèrent que les étoiles se forment par effondrement gravitationnel et fragmentation d'un nuage moléculaire et poussiéreux. Il se forme alors des pouponnières d'étoiles avec une population stellaire constituée d'étoiles de masses différentes, formant souvent des étoiles doubles.
C'est pour décrire ces nurseries d'étoiles que les astrophysiciens ont introduit ce qu'ils ont appelé la fonction initiale de masse (initial mass function, abrégée en IMF en anglais). Cette relation décrit la distribution des masses des étoiles pour une population d'étoiles nouvellement formées. Elle fournit donc le nombre d'étoiles de masse M par unité de masse.
L'un des pionniers des études basées sur l'IMF était le grand astrophysicien Salpeter. C'est lui qui avait donné une première estimation de la forme de l'IMF pour les étoiles plus massives que le Soleil.
Un peu comme les humains, les étoiles naissent, évoluent, travaillent et meurent un jour. Ce sont dans d'immenses régions poussiéreuses du cosmos que se condensent les matériaux qui vont donner naissance à une étoile. Mais comment tout cela fonctionne-t-il ? © Du big bang au vivant
C'est une relation importante pour comprendre en quelles proportions les étoiles se forment dans une galaxie, mais aussi pour estimer le nombre d'étoiles d'une galaxie lorsqu'on ne peut compter correctement les moins lumineuses, en particulier parce que la galaxie est trop lointaine.
Contrairement aux apparences, toutes les étoiles qui piquent un beau ciel nocturne ne se ressemblent pas. Les étoiles forment une grande famille, constituée d'éléments aux caractéristiques très variables d'un cas à l'autre. Si tout cela peut sembler complexe à première vue, on peut comprendre cette diversité dans les grandes lignes à partir de quelques considérations physiques.... Lire la suite
En déterminant la population d'étoiles massives, donc très lumineuses dans une galaxie, l'IFM permet d'en déduire celle des étoiles peu massives, donc peu brillantes selon la théorie de la structure stellaire et au final, la population générale d'étoiles dans une galaxie donnée. Finalement, cela permet d'estimer la masse sous forme d'étoiles dans les galaxies.