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J’ai parcouru la Champagne à vélo au guidon du gravel électrique Moustache : le destrier qu’il me fallait
J’ai passé trois jours sur les routes de la Champagne cet été, avec près de 150 kilomètres au compteur répartis entre routes viticoles, petites départementales et chemins plus ou moins cabossés. L’occasion de vous faire un retour d’expérience sur le vélo électrique Moustache Dimanche 29 Gravel, prêté par la marque vosgienne dans sa version flat bar (guidon plat).
Pour aller plus loin
J’ai sillonné la Champagne à vélo électrique pendant 3 jours : voici mon carnet de route entre tracés cyclables, dégustations et bonnes bouffes
Vendu 3699 euros, ce gravel électrique repose sur une motorisation Bosch SX et une batterie CompactTube de 400 Wh. Restait à voir comment il se débrouille sur des tracés relativement variés, tant au niveau de ses aptitudes, de son autonomie et de son comportement électrique
Cet essai a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.
En trois jours, j’ai allègrement pu m’amuser avec le Dimanche 29 sur à peu près tout ce que la Champagne pouvait me proposer : du bitume roulant sur les départementales, des chemins de terre, des portions caillouteuses, et même de petits sentiers ultra bosselés et herbeux au beau milieu des vignes. Bonne nouvelle : à chaque fois, le Dimanche 29 a répondu présent. Je ne me suis jamais senti en galère, y compris sur les quelques passages un peu techniques où il était susceptible de décrocher.
Précisons tout de même que nous ne l’avons pas non plus malmené sur des tracés ultra techniques et sportifs, mais plutôt sur des tracés indulgents où le Moustache 29 n’avait pas de raison de nous laisser tomber.
Le gravel électrique de la marque vosgienne s’est en tout cas montré rassurant à son guidon, remercions pour cela les pneus Maxxis Rambler en 700x50C, qui offrent une accroche solide, tout en gardant un rendement correct sur du dur.
Les freins à disque hydrauliques Shimano MT200 ont été efficaces et rassurants en toutes circonstances. Il n’y a pas grand chose à rajouter dessus.
Le cœur du vélo n’est autre que le moteur Bosch SX, qui demande, admettons-le, un temps d’adaptation. Sa plage de fonctionnement idéale réclame une cadence de pédalage (tr/min) plus élevée que la moyenne : plus vous tournez les jambes vite, plus l’assistance grimpe. On est loin d’une grosse motorisation comme le Performance Line CX, qui délivre beaucoup de puissance dès les premiers coups de pédale.
Concrètement, il faut aller chercher le bon régime, ce fameux sweet spot situé assez haut dans les tours, si bien qu’on a souvent l’impression de mouliner. C’est… particulier. Le SX récompense en effet l’effort et la technique – petits braquets, cadence soutenue.